L'histoire de Joffie, le chien de S.Freud!

Joffie est peut être le premier chien de la médiation animale!! 


C 'est un chow chow, et son maître est le père de la psychanalyse, Dr S.Freud!

Un article de "Cerveau et Psycho" nous raconte cette histoire:

Lorsque Clive S. Lewis entre dans la maison de Freud, Joffie, le chien du psychanalyste, se met à aboyer bruyamment. Freud explique alors à son invité que le chow-chow tapageur est son « assistant », qu’il est le « baromètre émotionnel » du patient : « Si le patient est calme, Joffie est calme. » Existe-t-il des données qui corroborent cette idée ? On sait qu’il existe un lien entre l’équilibre psychologique des individus et les comportements des animaux : les chiens mordent plus fréquemment les personnes ayant des troubles psychiatriques, selon une vaste enquête menée auprès de plus de 20 000 personnes. Il existe des travaux qui vont plus loin et procèdent à des mesures physiologiques parallèles entre le chien et son propriétaire. Maki Katayama, de l’université Azabu, au Japon, a analysé les liens entre l’état émotionnel de quatorze détenteurs d’un chien et de leur animal de compagnie au moyen de mesures de variabilité de la fréquence cardiaque. Pour cela, les maîtres ont participé à une tâche standardisée d’induction de stress social qui consistait dans une prise de parole en public et un calcul mental à haute voix. Leur stress était amplifié par une critique de leur performance par un expérimentateur. Durant toute l’expérience, l’activité cardiaque était mesurée en même temps que celle de leur chien. Il est apparu que les indices de stress du chien et du participant étaient corrélés. La contagion émotionnelle était encore plus accentuée s’il s’agissait d’une chienne. Par ailleurs, l’effet augmentait lorsque la relation avec l’animal était plus ancienne. D’autres travaux confirment une synchronisation physiologique entre les humains et leurs meilleurs compagnons. Dans une étude de Miho Nagasawa, également de l’université Azabu, des participants interagissaient avec leur chien pendant trente minutes. Le comportement du couple humain-chien était alors minutieusement observé, tandis que des mesures d’ocytocine, cette hormone impliquée dans l’attachement, étaient recueillies avant et après l’expérience auprès du détenteur du chien. Il est apparu que l’interaction avec son animal à quatre pattes produisait une élévation de l’ocytocine, notamment durant les échanges où le chien plongeait son regard dans celui de son maître. Réciproquement, le taux d’ocytocine grimpait aussi de 30 % chez le chien qui fixait longuement son maître dans les yeux.

C’est probablement une des raisons pour lesquelles, selon plusieurs métaanalyses, les chiens semblent utiles lors des psychothérapies, aussi bien pour des enfants anxieux ou souffrant de troubles du spectre autistique, que pour des adultes ayant un syndrome de stress post-traumatique ou encore des personnes âgées souffrant de dépression. 

Joffie nous permet de découvrir cette contagion émotionnelle que beaucoup d'entre nous appréhende quand on plonge notre regard dans celui de notre compagnon!!